Le stress chronique est devenu une réalité quotidienne pour de nombreuses personnes. Fatigue persistante, tension intérieure, surcharge mentale, sensation de ne jamais vraiment s’arrêter… Face à cela, l’offre de solutions est immense. Le développement personnel promet souvent des clés rapides pour aller mieux, changer d’état d’esprit ou “penser positif”. Pourtant, beaucoup de personnes engagées depuis longtemps dans ce type de démarches finissent par ressentir une forme de lassitude, voire d’échec.

Alors une question émerge naturellement : pourquoi, malgré tous ces outils, le stress reste-t-il là ?
Et surtout, en quoi le MBSR propose-t-il une approche radicalement différente ?

Depuis plus de quinze ans, Laurence Bibas accompagne des femmes et des hommes confrontés au stress chronique. Son expérience l’a conduite à une observation simple et profonde :

« Le stress ne disparaît pas parce qu’on cherche à le corriger, mais parce qu’on apprend à changer de relation avec lui. »

Le stress chronique : un phénomène mal compris

Le stress chronique n’est pas un stress ponctuel lié à un événement précis. Il s’installe dans la durée, souvent de manière diffuse. Il devient une toile de fond intérieure, parfois même une norme, au point que certaines personnes ne se rendent plus compte qu’elles sont tendues en permanence.

Contrairement à ce que l’on croit, le stress chronique ne se situe pas uniquement dans la tête. Il s’inscrit dans le corps, le système nerveux, la respiration, la posture, et façonne progressivement la manière d’être au monde.

C’est précisément là que de nombreuses approches de développement personnel atteignent leurs limites.

Le développement personnel : agir sur le contenu, pas sur la relation

Le développement personnel repose souvent sur une logique d’amélioration :
changer ses pensées, corriger ses comportements, remplacer des croyances “négatives” par des croyances “positives”, se fixer des objectifs, visualiser une version idéale de soi-même.

Ces outils peuvent être utiles à certains moments. Mais face au stress chronique, ils produisent parfois l’effet inverse :
👉 une pression supplémentaire.

Essayer d’aller mieux, de penser autrement, de se calmer à tout prix peut renforcer une lutte intérieure déjà bien installée. Beaucoup de personnes en viennent à se juger :
“Je sais ce qu’il faudrait faire, mais je n’y arrive pas.”
“Je comprends mes mécanismes, pourtant je reste stressé.”

Comme le souligne Laurence Bibas :

« Le développement personnel cherche souvent à améliorer ce que l’on vit. Le MBSR commence par accueillir comment c’est vécu. »

Le MBSR : une approche radicalement différente du stress

Le MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) ne cherche pas à éliminer le stress, ni à le remplacer par un état plus agréable. Il propose un changement de paradigme.

Plutôt que de travailler sur le contenu de l’expérience (les pensées, les émotions, les situations), le MBSR travaille sur la relation à l’expérience.

Cela signifie apprendre à :

  • reconnaître les signaux du stress dans le corps
  • observer les réactions automatiques sans les juger
  • interrompre les schémas de lutte ou de fuite
  • revenir à une présence stable, même au cœur de l’inconfort

Le stress n’est plus un problème à résoudre, mais une expérience à habiter autrement.

Le corps et le système nerveux au cœur du MBSR

Une différence majeure entre le MBSR et le développement personnel réside dans la place donnée au corps.

Le développement personnel reste souvent centré sur le mental : comprendre, analyser, reformuler.
Le MBSR, lui, s’adresse directement au système nerveux.

À travers le scan corporel, la respiration consciente, les mouvements doux, la pratique invite le corps à sortir progressivement de l’état d’alerte permanent. Ce processus est lent, progressif, mais profondément durable.

Laurence Bibas insiste souvent sur ce point :

« Tant que le corps reste en mode survie, aucune pensée positive ne peut apaiser le stress en profondeur. »

Une pratique sans injonction à aller mieux

L’un des pièges fréquents du développement personnel est l’injonction implicite à aller mieux :
être plus zen, plus confiant, plus aligné, plus performant…
Ces objectifs peuvent devenir une source de stress supplémentaire.

Le MBSR propose l’exact opposé : il enlève la pression de réussir.

Il n’y a rien à atteindre, rien à faire, rien à devenir.
Il s’agit simplement de revenir à l’expérience présente, encore et encore, avec curiosité et bienveillance.

Ce changement de posture est souvent libérateur pour les personnes en stress chronique, qui ont déjà “tout essayé” sans succès durable.

Du contrôle à la présence : un basculement intérieur

Là où le développement personnel cherche souvent à reprendre le contrôle, le MBSR invite à arrêter de lutter.
Non pas par résignation, mais par acceptation et avec lucidité.

Ce basculement est subtil mais profond. Il ne promet pas une vie sans stress, mais une capacité nouvelle à ne plus être dominé par lui.

Avec le temps, de nombreuses personnes constatent :

  • une diminution de la réactivité
  • une meilleure écoute de leurs limites
  • une plus grande clarté dans leurs choix
  • un rapport plus doux à elles-mêmes

Ce sont des transformations silencieuses, mais profondément structurantes.

Le regard de Laurence Bibas : sortir de la performance intérieure

Dans son accompagnement, Laurence Bibas insiste sur un point fondamental :
le stress chronique n’est pas un défaut personnel, ni un manque de volonté.

C’est souvent le signe d’un déséquilibre ancien, nourri par des années de suradaptation, de pression et d’oubli de soi.

Le MBSR permet alors de revenir à une écoute fine, sans performance, sans comparaison, sans objectif à atteindre.
Il devient une note juste dans un monde saturé d’injonctions.

Deux approches, deux visions du changement

Le développement personnel cherche souvent à améliorer l’individu.
Le MBSR propose de rencontrer l’humain tel qu’il est, avec ce qu’il vit, ici et maintenant.

Face au stress chronique, cette différence est décisive.
Car ce n’est pas en ajoutant des couches de volonté que le stress se dissout, mais en changeant profondément la manière de s’y relier.

Pour celles et ceux qui ressentent que les solutions classiques ne suffisent plus, le MBSR offre une approche sobre, éprouvée et profondément respectueuse du rythme de chacun.

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