La méditation est devenue, pour beaucoup, un refuge précieux. Un espace pour souffler, ralentir, retrouver un peu de clarté dans un quotidien souvent saturé. Après plusieurs mois, parfois plusieurs années de pratique, certaines personnes ressentent pourtant une impression étrange :
elles méditent régulièrement, comprennent beaucoup de choses sur elles-mêmes… mais quelque chose ne bouge plus vraiment.

Ce constat n’est ni un échec, ni un signe que la méditation « ne fonctionne pas ».

Il est souvent l’indicateur d’un changement de phase intérieure : le passage d’un besoin d’apaisement à un besoin de transformation.

Depuis plus de quinze ans, Laurence Bibas accompagne ces moments charnières. Son regard est clair :
« Il arrive un temps où la présence ne suffit plus à elle seule. Non pas parce qu’elle est insuffisante, mais parce qu’elle appelle à être incarnée plus profondément. »

Quand la méditation a déjà fait une grande partie du chemin

La méditation, et en particulier la pleine conscience, apporte souvent des bénéfices profonds : meilleure gestion du stress, recul face aux émotions, apaisement du mental, plus grande stabilité intérieure. Pour beaucoup, elle permet de sortir de la réactivité et d’installer une forme de présence plus consciente dans la vie quotidienne.

Mais après un certain temps, un phénomène subtil peut apparaître : la méditation devient un espace de compréhension, parfois même de lucidité très fine… sans que les schémas profonds ne se transforment réellement.

On observe alors des phrases intérieures comme :

  • « Je sais d’où ça vient, mais ça revient quand même. »
  • « Je comprends mes mécanismes, mais je continue à agir pareil. »
  • « Je médite, mais certaines situations me mettent toujours à terre. »

La méditation a fait son œuvre : elle a éclairé.
Ce qui se présente maintenant demande autre chose qu’un simple regard conscient.

Reconnaître les signes d’un appel à la transformation

Il existe plusieurs signes récurrents indiquant que l’on se trouve à un moment de bascule intérieure.

  1. Le premier est une forme de lassitude douce, pas une crise violente, mais un sentiment de stagnation. La pratique est là, fidèle, mais elle ne nourrit plus autant qu’avant. Elle apaise, sans libérer totalement.
  2. Le deuxième signe est la répétition de situations de vie similaires : relations qui se rejouent, choix qui ramènent aux mêmes impasses, fatigue émotionnelle malgré une conscience accrue. Le regard est clair, mais les automatismes restent actifs.
  3. Enfin, il y a souvent un désir nouveau, plus intime, moins mental : l’envie de changer de posture intérieure, pas seulement de comprendre ou d’accepter. Une aspiration à se choisir autrement, à sortir de certains conditionnements anciens, parfois profondément ancrés dans le corps.

Pour Laurence Bibas, ce moment est précieux :
« C’est souvent là que quelque chose de plus vrai peut émerger, si l’on accepte de ne pas rester uniquement dans l’observation. »

Comprendre la différence entre apaiser et transformer

La méditation agit principalement sur la relation à l’expérience.

Elle apprend à accueillir, à observer, à ne pas s’identifier entièrement aux pensées ou aux émotions. C’est une base essentielle, souvent indispensable.
La transformation intérieure, elle, engage un mouvement différent.

Elle implique de mettre en lumière et de traverser certains schémas anciens, parfois inconscients, souvent inscrits dans le corps, les émotions et l’histoire personnelle.

Là où la méditation dit :
« Je peux être avec ce qui est »,
la transformation vient parfois dire :
« Je suis prête à ne plus vivre toujours depuis le même endroit. »

Ces deux mouvements ne s’opposent pas.
Ils se complètent, mais ne répondent pas aux mêmes besoins au même moment du chemin.

Le corps et l’émotion : là où la transformation devient nécessaire

Lorsque la méditation atteint ses limites apparentes, c’est souvent parce que le corps et l’émotion demandent à être davantage impliqués.

Certaines tensions, certains réflexes émotionnels, certaines postures de survie ne se dénouent pas uniquement par la conscience. Ils demandent une exploration plus active, plus incarnée, plus engagée.

C’est là que des approches comme la Méditation Active de Transformation (MAT) trouvent leur justesse.

Elles ne cherchent pas à remplacer la méditation, mais à l’incarner pleinement, en permettant de transformer ce qui reste figé malgré la présence.

Laurence Bibas observe souvent que ce passage concerne particulièrement les femmes qui ont « beaucoup travaillé sur elles », mais qui sentent qu’il est temps de se choisir autrement, au-delà de la compréhension.

Une transformation joyeuse, pas une lutte intérieure

Il est important de le souligner : entrer dans un processus de transformation intérieure ne signifie pas entrer en guerre contre soi-même.

Au contraire, dans l’approche transmise par Laurence Bibas, la transformation se fait dans la douceur, la conscience et la sécurité. Elle ne force rien, ne brusque pas, ne cherche pas à corriger l’être.

Elle invite à reconnaître ce qui n’est plus juste, à libérer progressivement ce qui entrave l’élan de vie, et à retrouver une joie plus simple, plus incarnée.
« La transformation n’est pas un effort de plus. C’est souvent un relâchement profond de ce qui n’a plus besoin d’être porté. »

Méditer… puis transformer, quand le moment est juste

Reconnaître que la méditation ne suffit plus n’est pas un recul.
C’est souvent le signe d’une maturité intérieure.
La présence fait son travail.
La conscience est là.
Et quelque chose, maintenant, appelle à être vécu autrement.

Pour certaines femmes, ce moment marque l’entrée dans un parcours de transformation plus profond, comme MAT, qui vient prolonger naturellement les bienfaits de la méditation, en donnant corps aux prises de conscience déjà présentes.

Il ne s’agit pas d’aller plus vite, ni plus loin.
Il s’agit d’aller plus juste et plus joyeusement.

Ecouter ce qui appelle, sans se forcer

Chaque chemin intérieur a ses étapes.

La méditation est souvent un camp de base indispensable, un socle de stabilité et de présence. Mais elle n’est pas une fin en soi.

Lorsque quelque chose en vous murmure que « rester là ne suffit plus », il peut être précieux d’écouter cet appel, sans le juger, sans le précipiter.

C’est parfois le signe qu’un nouvel espace de transformation est prêt à s’ouvrir, non pas contre vous, mais pour vous.

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